Régime Végétalien : il fait du bien ou du mal ?

Le régime végétalien ou Vegan est un régime qui exclut totalement les produits d’origine animale. Alors que dans le régime lacto-ovo-végétarien, certains aliments comme le lait, le fromage, les œufs et le miel sont autorisés, dans le régime végétalien, ils ne le sont pas, de même que :

• Les cosmétiques et les médicaments issus de l’expérimentation animale

• Les textiles en soie et en laine ;

• Les légumes cultivés avec des engrais d’origine animale (farine de sang, os et cornes, farine de poisson, etc.)

À l’instar d’autres régimes, le régime végétalien est également défini comme un “style de vie” plutôt que comme une simple philosophie alimentaire.

En effet, comme mentionné ci-dessus, les végétaliens adhèrent à des principes éthiques, philosophiques et politiques très spécifiques qui vont au-delà du régime alimentaire, et utilisent une série de comportements ou d’habitudes pour éviter toute forme de cruauté envers l’environnement et les humains. Vous pouvez retrouver sur notre blog https://www.whenyoudontexist.eu/, d’autres informations complémentaires sur le régime végétalien et la diététique en général.

Régime végétalien : Avantages et bénéfices

Le régime végétalien est-il durable ? Est-il bon pour la santé ? Est-il éthiquement correct ? Plusieurs raisons expliquent l’engouement récent pour le régime végétalien.

Régime végétalien, religion et éthique

Tout d’abord, rappelons que certaines religions/philosophies orientales abolissent totalement la consommation de produits animaux. Ensuite, sans s’engager dans des voies spirituelles qui exigent la privation de ces aliments, de nombreux végétaliens choisissent de s’en priver pour des raisons purement éthiques. Le régime végétalien repose donc sur un profond respect de toutes les formes de vie, qui étend le droit à la vie à l’ensemble des créatures du monde animal, sans exception.

Régime végétalien et maladies

Le régime végétalien fait appel à un choix alimentaire entièrement orienté vers des produits d’origine végétale, presque toujours peu transformés et préparés selon des méthodes de cuisson saines.

En éliminant les viandes grasses et les fromages gras, ainsi que la plupart des fritures, etc, les végétaliens peuvent compter sur une alimentation saine, pauvre en acides gras saturés, en cholestérol, en résidus de carbone et en concentrations élevées de nitrates/nitrites (bien que ceux-ci soient encore présents dans les fruits et légumes).

Le végétalien est donc objectivement moins touché par le surpoids, certains dysmétabolismes et par les complications vasculaires et même certains cancers !

Régime végétalien et santé intestinale

Le régime végétalien est considéré comme protecteur des cancers colorectaux dépendants de l’alimentation. De plus, le régime végétalien a souvent un bon impact sur le microbiote, induisant une flore intestinale le plus souvent meilleure que celle des personnes ayant un régime insuffisamment riche en aliments d’origine végétale.

Et les carences ?

Dans le régime végétalien, on observe également de fréquentes carences en :

• Calciférol (vit. D) ;

• Minéraux tels que le fer, le calcium, le zinc et l’iode.

• L’apport en protéines du régime végétalien, s’il est bien organisé, est quantitativement et qualitativement suffisant pour éviter les carences. Cependant, en raison de la nature chimique des aliments qui le composent, il est très difficile d’augmenter les niveaux de protéines totales sans augmenter considérablement les graisses ou les hydrates de carbone ;

• Sans l’utilisation de suppléments, le régime végétalien est un régime difficile (sans B12, impossible) à maintenir pendant l’enfance, la grossesse, l’allaitement et parfois la vieillesse.

• Le régime végétalien peut entraîner une consommation excessive de fibres alimentaires et d’antinutriments de type chélateur (oxalates et phytates) ainsi que d’inhibiteurs de protéase, ce qui favorise la malabsorption de certains nutriments.

Que l’on considère cela comme un problème ou non, la recherche et les rapports cliniques indiquent que le régime végétalien tend à être fréquemment associé à des complications nutritionnelles telles que :

– La carence en vitamine B12, l’anémie pernicieuse et le risque de complications fœtales : comme l’indiquent de nombreuses études ;

– Carence en fer et anémie ferriprive ;

– Des niveaux plus faibles de vitamine D, d’iode, d’EPA et de DHA : la vitamine D alimentaire, qui constitue en fait une portion plus petite que celle synthétisée par la peau suffisamment exposée à la lumière UV, provient principalement des produits de la pêche et du jaune d’œuf. Les végétaliens ingèrent moins de vitamine D par l’alimentation que les omnivores. L’iode, l’EPA et le DHA (ces deux derniers, des acides gras oméga-3 semi-essentiels) proviennent également d’organismes marins, mais on les trouve aussi dans les algues. Un régime végétalien qui ne les inclut pas fournit des niveaux insuffisants d’EPA et de DHA. Il en va de même pour l’iode, qui peut être apporté par le sel iodé.