Rhums du Guatemala : Le guide ultime

Le Guatemala est l’un des plus grands producteurs de rhums au monde. En matière de qualité de boisson, le pays se distingue par les recettes spéciales de ses productions. Voici le guide ultime des rhums du Guatemala, pour savoir comment sont fabriqués ces spiritueux et quels sont les rhums guatémaltèques à essayer absolument.

Le rhum guatémaltèque, une tradition vieille de nombreuses décennies

C’est au début du XXème siècle que le Guatemala s’est lancé dans le domaine de la production du rhum. C’est à cette période que les premières distilleries ont fait leur apparition au Guatemala, mais aussi un peu partout en Amérique centrale.

La raison est la production massive de canne à sucre dans la région. Cette plante étant une composante principale du rhum, il devenait normal que les productions s’y multiplient.

Aujourd’hui, plusieurs maisons de production dont celle du rhum zapaca perpétuent la réputation du Guatemala sur le marché de rhum de qualité. Cela est possible grâce à la qualité de leurs cannes à sucre.

En effet, il s’agit d’une plante tropicale provenant d’Asie du Sud-est. En raison des excellentes conditions climatiques du Guatemala pour sa pousse, la canne à sucre a su se tailler une place de choix dans l’agriculture locale. Les sols volcaniques présents sont un très bon fertilisant pour cette plante.

Si la vraie industrialisation a dû attendre le XXème siècle, l’émergence du rhum a quant à elle débuté dès le XVIIème siècle. Avec le développement de la technologie, l’industrie de production de rhum a su allier l’authenticité des méthodes traditionnelles aux procédés modernes. La production s’est accrue considérablement depuis, avec cette saveur qui est propre au rhum guatémaltèque.

Un procédé de fabrication qualitatif

Le rhum du Guatemala doit sa réputation à un procédé de fabrication pointilleux.

Première étape : la fermentation

Cette première phase consiste à fermenter de façon naturelle le jus de canne à sucre après l’avoir récoltée et broyée. Localement appelé « Vesou », ce jus est mis en condition de fermentation pendant au moins 48 heures et au plus 72 heures.

Cette étape permet d’obtenir un produit alcoolisé, avec des arômes déjà bien présents en raison des levures indigènes utilisées.

Deuxième étape : la distillation

Le moût résultant de la fermentation est distillé dans des alambics. Certains producteurs utilisent des alambics traditionnels tandis que d’autres se servent de modèles modernes. Ce choix a son importance dans le résultat aromatique du produit.

Par exemple, pour avoir un produit plus léger, il est préférable de se servir d’alambics à colonnes. Pour une boisson plus corsée, c’est l’alambic à repasse qui est recommandé.

Troisième étape : le vieillissement du rhum

C’est l’étape phare de la production du rhum du Guatemala. Les boissons sont élevées dans des fûts de chêne français ou américain. Cela leur octroie leurs saveurs vanillées et boisées. Les maîtres distillateurs choisissent eux-mêmes la durée du vieillissement, selon le résultat qu’ils attendent.

Les incontournables parmi les rhums du Guatemala

Si vous ne deviez retenir que quelques-uns des produits guatémaltèques, voici ceux qu’il faudra absolument goûter.

  • Le rhum solera, vieilli selon une recette particulière, fusionne des rhums d’âges différents dans un empilement de fûts spécial. L’objectif recherché ici est l’harmonie du produit.
  • Le rhum millésimé, provenant d’une récolte unique et vieilli pendant au moins dix ans et au plus vingt ans. C’est l’essence même du Guatemala qui est concentré dans une bouteille, que vous prendrez tout le plaisir du monde à découvrir.